Qu'est-ce que le jeu de rôle ?
Définition de la FFJdR
En règle générale, les rôlistes éprouvent beaucoup de mal à définir le jeu de rôle en termes compréhensibles par des personnes ne l'ayant jamais pratiqué. La preuve en est faite par la diversité des définitions qu'ils donnent de leur propre loisir. à chacun d'eux correspond une définition et des habitudes de jeu.
La Fédération Française de Jeu de Rôle a proposé aux internautes - membres ou non de la fédération - de participer à la mise au point d'une définition du jeu de rôle. Celle-ci a été élaborée dans le but d'être simple et généralisable au plus grand nombre de jeux de rôle. Toutefois, la richesse de thèmes abordés et de techniques de jeu est telle que cette définition ne peut être «la définition» de tous les jeux de rôle. Celle-ci est donc une définition parmi tant d'autres, qui a le mérite d'avoir été peaufinée par une vingtaine de rôlistes de tous horizons.
Le jeu de rôle est un jeu de société qui prend ses origines dans les contes au coin du feu. Les spectateurs participent au conte en imaginant les actions des personnages. Le conteur mène le jeu en tenant compte de ces actions dans la suite de son récit. Ainsi l'histoire se construit grâce à l'imagination de l'ensemble des participants, c'est donc une sorte de conte interactif
Définition de Wikipédia :
Un
jeu de rôle, souvent abrégé en
JdR, parfois appelé
jeu de rôle sur table pour le différencier des jeux de rôle psychologiques, est un jeu de société dans lequel plusieurs participants créent ou vivent ensemble une histoire par le biais de dialogues, chacun incarnant un personnage. Le support de l'imaginaire est très important et les dés, du papier et des crayons constituent l'essentiel des accessoires nécessaires pour jouer. Les
rôlistes (néologisme créé dans les années 1980) font une interprétation du rôle de leur personnage.
Les jeux de rôle se distinguent des autres jeux de société car il n'y a généralement ni gagnant ni perdant. Ils sont une forme interactive de conte, basée sur des relations sociales et collaboratives plutôt que sur la compétition. La fin d'une partie ne désigne pas forcément un gagnant unique. Le but du jeu est simplement le plaisir qu'on éprouve à participer à une histoire, à interpréter un rôle et à faire évoluer son personnage pour le rejouer dans une partie future.
Les jeux de rôle réunissent un meneur de jeu - appelé aussi maître de jeu (MJ) - et un à six ou huit joueurs. Au delà : il est raisonnable de séparer la table en deux groupes... La fréquence des séances de jeu est très variable (jours, semaines, mois...), ces dernières durant généralement plusieurs heures suivant l'envie et la disponibilité des participants. La tradition rôliste veut qu'une bonne partie de jeu se mesure en quatre à huit heures, voire douze heures et plus, agrémentées de pauses, bien entendu. Tout dépend de la longueur de l'aspect simulationniste des règles et/ou de la capacité des joueurs à rentrer dans l'ambiance. Une bonne séance de jeu peut révéler un niveau de satisfaction atteint par ses joueurs (ex. : finir un combat, dévoiler une intrigue, neutraliser le "méchant"...) Une mauvaise séance ou incomplète peut se terminer par une autre prochaine séance.
Tout le monde (ou presque) dans la vie a déjà fait du jeu de rôle, du moins dans sa forme dite « primaire » : de fait, les enfants dans la cour d'école qui s'interpellent de la sorte — « On dirait que tu es le gentil et moi le méchant ! » — font ce que l'on pourrait appeler une forme simple du jeu de rôle.
On peut décrire le jeu de rôle comme une réalité virtuelle sans ordinateur. Mais on peut presque le comparer à une histoire racontée au coin du feu si chacun des participants raconte son histoire en l'ajoutant à la trame centrale et s'ils jouent sans aucun support (dés...) durant la séance. On peut aussi faire l'analogie avec le théâtre d'improvisation, où un juge donne des éléments imposés à des acteurs.