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Histoire des sélénae

Voici l'histoire de l'archipel des Sélénae. Un endroit mystérieux, à l'organisation sociale et politique particulière et parcouru par des créatures mythiques, parfois même divines


La Déesse se trouvait dans les Sélénae depuis de nombreux siècles—bien avant l’arrivée des humains, ou même celle des Llewyrr. Seule, elle
avait nourri les îles et pris soin d’elles, les voyant vertes et vivaces au cours de l’été, blanches et sommeillantes au long de l’hiver.

Elle surveillait le changement de son corps, la contrée, au fur et à mesure du passage des ans, mais celui-ci était si lent qu’elle semblait toujours
rester la même d’une année sur l’autre. Elle donna naissance à des lacs et les marécages peu profonds devinrent des champs couverts d’herbe.
Les montagnes glissaient lentement, s’érodant dans les vallées en contrebas, alors que les rivières s’élargissaient, devenant plus placides avec
les années. Occasionnellement, une rivière changeait de lit, courant avec impatience sur une nouvelle voie jusqu’à ce que l’écoulement des
siècles ait apaisé son comportement turbulent.

La Déesse pouvait voir les îles au travers des Sourcelunes, des fenêtres qu’elle avait créées dans la terre. Chaque Sourcelune était un bassin
clair et calme d’eau froide qui se trouvait dans un bosquet isolé ou dans un vallon montagnard reculé. Grâce aux Sourcelunes, la Déesse
regardait son monde prendre forme, et surveillait sa croissance et son évolution.

Enfin, elle assista à l’arrivée de la vie dans son monde.

Elle se souvient du temps, dans un passé lointain, où les seules créatures sur les îles étaient ses enfants Le Grand Léviathan fut le premier
membre de sa progéniture à accoster les rives des Sélénae. Son grand dos gris brisait la surface de la Mer des Sélénae comme une île fraîchement
émergée, aussi large et solide qu’une petite masse de terre. Pendant de nombreuses années le nuage d’écume de son souple fut le seul signe de
vie animale le long des rivages graveleux et des golfes profonds des côtes déchiquetées de l’archipel.

Ensuite vint la licorne, Kamerynn, dont la crinière neigeuse brillait à travers les champs et les vallons des îles. Cette puissante créature vécut
d’abord sur Gwynneth, puis sur Alaron, Moray et d’autres îles jusqu’à ce qu’elle ait finalement demeuré sur toutes les îles. Des légendes
rapportent que la progéniture de la licorne, les chevaux, couvrent toutes les Sélénae en raison des vagabondages de son ancêtre.

Mais la Déesse recherchait l’équilibre avant tout, et ses deux premiers enfants étaient des créatures paisibles et pacifiques.

Elle donna naissance à son troisième enfant pour les contrebalancer—le représentant le plus jeune et le plus mortel de sa progéniture. La Déesse
introduisit la Meute sur les Sélénae, le rassemblement de loups dont le chant de chasse frapperait de terreur à l’avenir le cœur des créatures
inférieures, et dont les mâchoires cruelles mettraient un terme à la vie de plus d’un lapin imprudent et de plus d’une lapine sans défense.

L’équilibre demandait en effet que la vie soit contrebalancée par la mort. Et c’est pour cela que la Meute errait sur les Sélénae, sauvage, hurlante
et libre, en tant qu’agent de mort de la Déesse.

Au fur et à mesure que le temps passait, de plus en plus d’animaux arrivaient pour peupler ces îles déchiquetées mais paisibles. Les plus
sérieuses menaces qui pesaient sur le pays étaient les tempêtes hivernales qui surgissaient avec violence de la Mer Inviolée, débarrassant les
îles des faibles et des fragiles, laissant prospérer et se multiplier les forts. Ainsi, même les tempêtes jouaient leur rôle dans le maintien de
l’équilibre.

Alors, un jour arrivèrent les Llewyrr Le peuple elfe vint d'au-delà de la mer peut être arrêté au cours d’un quelconque voyage mystérieux en
direction de lieux se trouvant encore plus à l’ouest. Ils prirent possession des Sélénae, perdirent le contact avec leurs parents des Royaumes et
passèrent des siècles paisibles de solitude pastorale.

Plus tard vinrent les nains, peuple mystérieux qui sembla jaillir du sol lui-même, car la Déesse ne se souvient pas de leur arrivée. Ils vivaient en
paix avec Llewyrr, car ils évitaient la plus grande partie de la surface du monde. Les lieux qu’ils habitaient étaient arides et rocheux, des terrains
que les Llewyrr ne souhaitaient pas peupler. Et alors, au cœur d’un hiver cruel, les Sélénae ressentirent le premier pas lourd de la Bête. La Mère
ne sut pas s’il avait émergé la mer agitée par la tempête ou bien des profondeurs de quelque océan bouillonnant de lave se trouvant loin sous sa
peau. Elle sut seulement que le monstre parcourait pays dans un but atroce, menaçant gravement l’équilibre.

Les enfants de la Déesse, ainsi que les animaux, les Llewyrr et les nains, combattirent la Bête du mieux qu’ils purent, tenant en respect sa force
ténébreuse. Ils purent le défaire, mais sa puissance ne put non plus s’accroître au point de vaincre la Déesse. Ainsi l’équilibre fut maintenu.

La Bête appela ses propres suivants qui se dressèrent, ruisselants, hors de la mer pour s’avancer en rampant sur la terre. Les firbolgs
revendiquèrent la propriété des Sélénae, tuant sans pitié quiconque se dressait sur leur chemin. Ces immondes géants gagnèrent
progressivement le pays, oubliant leur origine marine, et se répandirent  à travers les Sélénae avec une force implacable.

Les nains et les Llewyrr rassemblèrent leurs forces pour se dresser contre la menace des géants et de la Bête. La guerre ravagea les îles pendant
de nombreuses décennies, mais les firbolgs furent finalement repoussés dans des recoins des îles, où ils furent soigneusement surveillés par les
protecteurs de l’équilibre.

La situation des Sélénae demeura ainsi pendant des siècles. Peu de choses changèrent, car ni les Llewyrr, ni les firbolgs n’étaient des bâtisseurs,
et l’œuvre des nains progressait principalement sous terre. Et cela aurait pu rester ainsi à jamais, sans l’arrivée de l’homme.

Les premiers humains arrivèrent du sud, depuis une terre inconnue, naviguant sur des coracles lents mais bien adaptés à la mer. Ces hommes
fuyaient un adversaire puissant et ils érigèrent des forteresses et des palissades pour se protéger, mais, quoi qu’ils aient craint, ils ne furent pas
poursuivis jusque-là.

De plus en plus d’hommes arrivèrent, proclamant bientôt que la plus grande partie de la grande île d’Alaron leur appartenait. Les Llewyrr se
déplacèrent à contrecœur, se retirant jusqu’aux étendues plus sauvages des îles. Mais il semblait que les arrivées d’humains ne devaient jamais
cesser alors que la nouvelle d’un endroit où personne n’avait à craindre la botte d’un tyran, ni les sorts des sorciers maléfiques, se répandait.

Les gens qui venaient sur les Sélénae s’appelaient juste ainsi : les Gens, le Peuple ou dans le langage des îles "le Ppeuple ". Le Ppeuple
prospérait et ses villes se développaient. Ils se répandirent sur Gwynneth, sur Moray et sur Snowdown, et - en moindre nombre- sur les îles plus
arides de Norheim et de Norlandie.

Avec le Ppeuple vinrent les petites-gens, car le petit peuple demeurait dans les Royaumes partout où il pouvait trouver des cibles humaines
pour ses transactions mercantiles. Les habitations des humains et des petites-gens repoussèrent les Llewyrr loin dans les terres sauvages des
îles, car le peuple elfe évitait les contacts avec ces nouveaux arrivants agressifs et plus éphémères qu’eux.

Le Ppeuple revendiqua bientôt la propriété de toutes les îles, non pas en tant que peuple uni, mais en tant qu’assortiment de petits royaumes en
proie à des querelles intestines. Ils se faisaient de petites guerres dont le but était plus de gêner que de détruire. Lentement, les grandes îles
d’Alaron et de Gwynneth devinrent des centres de pouvoir, bien que trois ou quatre royaumes séparés sur chacune d’entre elles aient continué
à lutter pour obtenir l’autorité suprême.

Alors que les drames des humains, des Llewyrr et d’autres créatures moindres se jouaient sur la scène des Sélénae, la Bête dormait. La vigilance
de la Déesse diminuait, alors qu’elle savourait l’épanouissement de la vie sur son corps.

Lentement, la Bête se réveilla, sapant subrepticement le pouvoir de la Déesse à travers une Sourcelune. Lorsqu’il fut prêt, elle prit un nom et
marcha de nouveau sur le pays.

Son nom était Kazgoroth.

A partir de cet instant, la Bête parcourait le pays avec la mort pour seul but. II tuait implacablement, au hasard. Il se développait et grandissait au
fur et à mesure qu’il tuait. Et il conduisit le Ppeuple à se réunir pour lutter contre lui.

Un roi s’éleva du Royaume de Callidyrr sur l’île d’Alaron : Cymrych Hugh. Avec la bénédiction de la Déesse et une épée forgée pour lui par les
artisans nains les plus habiles, il fit face à Kazgoroth. La puissance de l’épée et du roi repoussa la Bête, gravement blessé mais non tué,
jusqu’aux recoins obscurcis de sa demeure. Il allait rester là pendant de nombreux siècles.

Cymrych Hugh unifia pour la première fois le Ppeuple des Sélénae en un royaume. II érigea une puissante citadelle chez lui, à Caer Callidyrr ;
celle-ci devint légendaire à travers tous les Royaumes Oubliés.

Pendant un temps les Sélénae connurent la paix, alors que le royaume de Cymrych Hugh et de ses descendants maintenaient l’unité du Ppeuple.
Les générations passant, le souvenir du premier Haut Roi s’estompa progressivement et les liens forts unissant le Ppeuple commencèrent à
s’effilocher. De nouveau, les îles se trouvèrent n’être bientôt qu’un rassemblement de petits royaumes se faisant de petites guerres.

Ces royaumes chamailleurs furent une proie facile pour l’assaut sauvage des Nordiques, guerriers à la barbe jaune qui prirent la mer à
Eauprofonde à la recherche de nouvelles terres à I’ouest. Les longs navires touchèrent d’abord terre le long des Iles Norheim, prélevant un
tribut sur les minuscules royaumes du Ppeuple qu’ils trouvèrent là. Puis la Norlandie, suivie d’Oman, tremblèrent sous les attaques des pillards.

Mais les Nordiques se fatiguèrent vite d’accomplir des raids et choisirent de s’installer. Ils revendiquèrent la propriété des îles septentrionales ;
les royaumes divisés du Ppeuple ne purent se rassembler pour y résister. Comme le temps passait les Nordiques devinrent plus puissants et
conquirent d’autres îles. Si ce mouvement ne s’inverse pas, les années de règne du Ppeuple sur les Sélénae approchent de leur fin.

Des clercs sont arrivés au sein du Ppeuple, prêchant le culte de nouveaux dieux— ceux adorés à Eauprofonde, Calimshan et Tethyr. Ces clercs
n’ont pas éliminé la foi du Ppeuple en sa déesse, mais ils ont fait naître des doutes.

La Déesse peut maintenant sentir le déclin de sa force, et elle sait que son existence est maintenant liée à celle du Ppeuple.

     Et de nouveau la Bête a commencé à remuer.
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Article posté par blackshade
Posté le Date
PUBLICITE ! jdr antilles lave plus blanc :).
Oui je sais, c'est tout moche la pub et puis ça rend le site moins joli mais que voulez vous, faut bien payer le server ...
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